La Borne, centre mondial
de la céramique
Situé sur la commune d’Henrichemont, le petit village de La Borne est un haut lieu de la céramique depuis le XIIe siècle. Construit au milieu d’une forêt, sur un important filon de grès, La Borne bénéficie en effet d’un emplacement idéal.de potiers
Après une période de déclin dans la première moitié du XXe siècle, l’activité de La Borne retrouvera une nouvelle jeunesse. Si la poterie traditionnelle, consacrée à l’utilisation domestique, représente toujours l’authenticité d’un savoir-faire, la création
contemporaine tient désormais une large place au coeur de ce village.
En effet, plus de cinquante potiers et céramistes, de nationalités différentes, sont regroupés au sein du “Centre de Création Céramique de La Borne”. C’est un véritable itinéraire de découverte qui est proposé aux amateurs ou néophytes, à La Borne même ou dans les villages alentours. La petite église du village, transformée en musée de la poterie, ainsi que le musée Vassil Ivanoff, installé dans l’ancien atelier de l’artiste, représentent également deux lieux de visites incontournables.
Mais la simple fl ânerie dans ce village de potiers est un vrai bonheur. Presque chaque maison, typiquement berrichonne et parfaitement conservée (même certains trottoirs sont pavés de terre cuite), s’ouvre sur un atelier qui dévoile l’originalité d’un
artiste, la pureté de ligne des grès et des céramiques vernissées ou l’explosion d’un bouquet de teintes lumineuse
La cathédrale de Linard,
un édifice plus qu’insolite !
S’il est un édifi ce insolite c’est bien celui qu’a construit, seul, jour après jour, le sculpteur, céramiste et graveur Jean Linard, appartenant au CCLB. À l’orée d’un bois, près de Neuvy-Deux-Clochers, l’artiste a bâti là l’oeuvre de sa vie, motivé par une quête spirituelle et une inspiration très imaginative.
Jaillissant au milieu des arbres, les pointes élancées de la cathédrale de Linard se mêlent aux branches. Traduction d’un éclatement, ses éléments disparates offrent le ciel comme seul toit. Pas d’alignement méthodique, apparemment pas de règle dans cette construction pourtant équilibrée qui a demandé trente années de travail.
Cette structure formée de triangles gigantesques est recouverte de morceaux de céramique, d’éclats de miroir, de terre cuite. Le verre et les couleurs, vives et éclatantes, jouent avec le soleil et font vibrer l’air ambiant comme une musique inspirée de la seule nature.
Une oeuvre émouvante et lumineuse qui s’appuie sur une grande bâtisse,
typique de l’architecture du Pays-Fort, abritant peintures, bronzes, céramiques
et verres taillés que l’artiste continue de créer.
Les Archers : la renaissance d’un village potier
Dès le XVIIe siècle, Les Archers étaient déjà un village de potiers. Au XIXe siècle,
on y comptait plus de 20 ateliers : on y tournait des pièces utilitaires et des épis
de faitages. Mais en 1943 l’activité cesse et le dernier potier ferme son atelier.
Aujourd’hui ce petit hameau de la commune du Chatelet reprend vie, notamment à travers du Musée de la poterie situé dans la maison du dernier potier.
Une reconstitution fidèle de la maison et de son atelier, typique du XIXe siècle,
ainsi que son four à cuisson à flammes renversées sont un véritable voyage
dans le temps.
Peu à peu ce village reprend vie et de nouveaux potiers s’y installent. |