La présence d'une abbaye cistercienne déconcerte dans ce paysage de bocage où l'empreinte de l'homme est aujourd'hui partout sensible. Le monastère est affilié à l'ordre de Cîteaux en 1149. La reconstruction des bâtiments fut sans doute engagée rapidement. En 1170, il est fait mention de "l'abbatia nova". Le chantier de la nef fut plus long et l'édifice consacré en 1225 seulement. La nef est réduite au XVIIIe siècle tandis que s'élèvent de nouveaux bâtiments conventuels. Des constructions des XIIe-XIIIe siècles, il ne reste que l'église et un vaste édifice, probablement l'ancien réfectoire des convers. Si l'église a perdu l'ampleur de son volume initial, son plan, du type bernardin le plus pur avec chevet plat, transept ouvrant à l'est sur des chapelles et nef autrefois à collatéraux, est encore parfaitement lisible.
Il est identique à celui de Noirlac. Malgré des reprises dans le voûtement du transept, la simplicité de l'espace intérieur aux lignes droites, aux moulures à angles vifs, atteste la fin du XIIe siècle.
Aux alentours :
COLOMBIERS : église Saint-Martin, nef et portail XIIe.
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