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Chef-d'oeuvre de l'art gothique classé au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1992, la cathédrale de Bourges n'en recèle pas mois de précieux témoins de l'art des sculpteurs romans.
Les portails latéraux, provenant sans doute de la façade de la cathédrale antérieure, ont été remontés vers 1225 sous des porches gothiques. Le portail sud, récemment restauré, est dominé par le Christ sculpté au tympan.
Il est entouré par les symboles des évangélistes, les apôtres sculptés au linteau, des anges et les vingt-quatre vieillards de l'Apocalypse aux voussures. Les statues-colonnes qui encadrent le portail sont d'une identification plus malaisée. Les colonnes ornées de motifs géométriques auxquelles elles sont adossées sont couronnées de chapiteaux historiés parmi lesquels on reconnaît Adam et Eve chassés du paradis ou le roi David jouant de la harpe. Les piédroits du portail nord sont aussi ornés de figures de l'Ancien Testament. Sur le tympan, la Vierge à l'Enfant trône sous un baldaquin et reçoit l'adoration des mages. Elle est entourée par l'Annonciation, la Visitation et des bergers ajoutés à l'époque gothique. La facture des personnages demeure conforme à la tradition romane. Les corps et leur mouvement sont suggérés par les drapés linéaires qui traduisent l'influence bourguignonne. Il convient également de mentionner la crypte romane,
enserrée dans l'église basse, qui est formée
d'une longue salle transversale
et complétée par une annexe à l'ouest.
Aux alentours : Egalement à BOURGES, portail de la collégiale SAINT-URSIN (M.H. en 1840), rue du 95e de Ligne, tympan sculpté fin XIe, signé Girauldus, iconographie entièrement profane.
Portail de SAINT-OUTRILLE du Château (M.H. en 1992), 1 rue Carolus, orné de motifs géométriques.
Prieuré SAINT-MARTIN-DES-CHAMPS (M.H. en 1991), 2 bd. Auger, chapelle rectangulaire fin XIe, récemment restaurée.
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